Ives, Charles

À l’image de beaucoup d’artistes dans les films hollywoodiens, Charles Ives (1874-1954) resta inconnu pendant la plus grande partie de sa carrière. Il fut reconnu plus tard comme l’un des compositeurs classiques les plus brillants de sa génération.

Ives est né Danbury, une petit ville du Connecticut, où son père dirigeait une fanfare, jouait à l’église et enseignait la musique. Ives étudia le piano et l’orgue, montrant très tôt un talent prodigieux. À l’âge de 14 ans, il devint le plus jeune organiste professionnel des églises de son état. Son père lui enseigna la théorie musicale et la composition et l’encouragea dans une approche expérimentale du son.

Plus tard, à l’université de Yale, il étudia les arts libéraux ainsi que la théorie musicale et la composition avec Horatio Parker, lui-même compositeur, professeur et organiste. Etudiant, Ives écrit des marches et des chants pour ses camarades et de la musique sacrée pour son poste d’organiste à l’église centrale de New Haven.

Il fut diplômé en 1898 et s’installa à New-York, où il continua à travailler comme organiste tout en travaillant dans une compagnie d’assurance? Il vivait alors avec d’autres anciens étudiants de Yale dans un appartement qu’ils appelaient « l’appartement de la pauvreté ». Après l’échec critique de sa cantate: The celestial country, Ives démissionna de son poste d’organiste pour se soncentrer sur son activité d’assureur. Sa société, Ives & Murick, devint l’une des agences les plus prospères du pays. Ives fut un pionnier dans la formation d’agents (ses cours sont toujours la base des manuels des écoles de commerce actuelles) et introduit l’idée de planification successorale.

Il avait des vues sur Harmony Twichell qu’il épousa en 1908. Ces succès professionnels et domestiques lui redonnèrent confiance et il produit un flot de musique dans les décennies qui  suivirent. C’est d’ailleurs à cette période qu’il composa les oeuvres qui firent plus tard sa réputation. Il composait le soir et les week-ends. Bien qu’il fit des versions définitives de ses oeuvres les moins radicales comme ses trois premières symphonies et sa sonate pour violon, il n’en publia aucune et en laissa beaucoup à l’état d’esquisses.

Après plusieurs tentatives d’attirer l’attention d’interprètes ou d’éditeurs sur sa musique, un problème de santé survenu en 1918 le poussa à éditer et à publier lui-même 114 chants et sa deuxième sonate pour piano (Concord, mass… 1840-1860), publications qui furent suivie du livre: Essai avant une sonate. Dans les années 1920 il se consacra à l’écriture de pièces de plus grande envergure. Pendant les trente années suivantes ses pièces furent enfin portées à la scène et les plus importantes furent publiées. Malgré sa formation musicale solide, Ives fut souvent taxé d’amateurisme parce qu’il était entrepreneur. Il eut néanmoins ses partisans notamment dans la jeune génération de compositeurs, d’interprètes et de compositeurs qui défendirent sa musique.

Lorsqu’il mourut, à l’âge de soixante dix-neuf ans, il était largement reconnu comme le premier compositeur à avoir constitué un corpus d’oeuvres distinctement américaines. Sa réputation continua à s’étendre.

Oeuvres principales

4 Symphonies

Holidays symphony

Three places in New England

The unanswered question

2 quatuors à cordes

un trio avec piano

4 sonates pour violon

2 sonates pour piano

environ 200 mélodies