Rossini, Gioachino

Rossini (1792-1868) eut une carrière éclair de compositeur d’opéra. Ses opéras font partie des œuvres les plus populaires du répertoire.

Né à Pesaro, sur la côte adriatique de l’Italie, Rossini était le fils d’un corniste et trompettiste et d’une chanteuse d’opéra. Enfant, il étudia la musique et débuta très vite une carrière d’interprète en tant que violoniste, chanteur, et pianiste. En 1806, il s’inscrit au conservatoire de Bologne, où il étudia la musique de Haydn et Mozart qui eut un impacte permanent sur son style.

En 1810, alors qu’il n’avait que 18 ans, il reçu sa première commande d’opéra. Trois ans plus tard, les succès de Tancredi et L’italienne à Alger établirent sa réputation internationale. En 1815, il fut nommé directeur musical du théâtre San Carlo de Naples. Un an plus tard, il produit son opéra le plus célèbre, Le barbier de Séville. Pendant les huit années suivantes, Rossini composa de nombreux opéras pour Naples et d’autres villes. Les droits de propriété intellectuelle n’existant pas en Italie à cette époque, Rossini ne gagnait de l’argent pour ses opéras que lorsqu’il participait lui-même aux représentations. Par conséquent, il devait constamment produire de nouvelles œuvres, et composer très vite (il devait parfois composer un opéra en un mois ou même moins), empruntant ou retravaillant souvent des ouvertures ou des airs de ses œuvres précédentes. Il écrivait toujours spécifiquement pour un chanteur, composant de la musique pour convenir à leurs talents.

En 1822, Rossini épousa la soprano Isabelle Colbran, avec laquelle il travaillait depuis son arrivé à Naples. Après Semiramide (1823), son dernier opéra composé pour l’Italie, ils partirent pour Londres avant de s’installer à Paris où il pris la direction du Théâtre Italien. Il retravailla certains de ses opéras précédents et en fit traduire les livrets. Il écrivit également un nouvel opéra en Français : Guillaume Tell, en 1829. C’est alors que couronné de succès et ayant atteint un certain niveau de richesse, il décida de mettre fin à sa carrière avant même d’avoir atteint l’âge de quarante ans. Il passa les quarante années suivantes de sa vie entravé par la maladie mais jouissant d’une grande aisance financière. Il donnait de grandes réceptions dans sa villa à l’extérieur de Paris (à Passy, aujourd’hui dans le 16ème arrondissement de Paris). Amateur de bonne chaire mangeant à l’excès, il n’en était pas moins un fin gourmet qui inventait des recettes de cuisine qu’il partageait avec les plus grands chefs d’Europe. Il est notamment l’inventeur du tournedos « alla Rossini ». À partir des années 1830 il entretint une liaison avec Olympe Pélissier qu’il épousa en 1846 après la mort de sa première femme. Il continua à composer de la musique sacrée ainsi que des pièces de salon, mais publia peu. Dans les dernières années de sa vie, il écrit des pièces pour piano ainsi que des mélodies intéressantes, souvent en parodiant d’autres musiques. Cette démarche influença Saint-Saëns, Satie, et d’autres et anticipa le néoclassicisme français du XXème siècle. Rossini mourût en 1868 ; connu pour les œuvres qu’il avait produites quarante ou cinquante ans auparavant.

Œuvres principales

39 Opéras dont Tancredi, l’Italienne à Alger, Le barbier de Séville, Otello, La Cenerentola, Mosè in Egitto, Semiramide et Guillaume Tell

Stabat Mater, Petite messe solennelle, et autres pièces vocales sacrées et œuvres vocales et instrumentale de moindre envergure regroupées dans Soirées musicales et Péchés de vieillesse.