Berlioz, Hector

Hector Berlioz (1803-1869) a créé plus d’une douzaine d’œuvres qui ont aujourd’hui le statut de classiques du répertoire et a écrit « la bible » de l’orchestration au 19ème siècle.

Il jouait de la flûte et de la guitare mais n’a jamais appris à jouer du piano. Né à La côte-saint-André, dans le Sud-Est de la France, il développa une fascination pour la musique, et appris l’harmonie en autodidacte à l’aide de livres. Il commença à composer à l’adolescence. Son père l’envoya à Paris pour faire des études de médecine, mais Berlioz passa son temps à l’Opéra et à étudier la composition au Conservatoire. Il fini par abandonner la médecine pour une carrière de compositeur. Après de nombreuses tentatives, Berlioz gagna le grand prix de Rome en 1830, un prix de composition qui allait avec une bourse de résidence à Rome. Il était fasciné par les symphonies de Beethoven, les pièces de théâtre de Shakespeare et l’actrice irlandaise Harriet Smithson, qu’il avait vu jouer Ophélie dans Hamlet. C’est son obsession pour elle qui lui a inspiré la symphonie fantastique. Cette symphonie fut une tentative d’expression de ses sentiments dans le contexte d’une symphonie Beethovenienne. Sa création, en 1830, établi Berlioz comme leader d’un groupe radical de compositeurs français.
Smithson repoussa Berlioz pour la bonne raison qu’ils ne s’étaient jamais rencontrés. Elle ne le connaissait qu’à travers des lettres d’amour enflammées qu’il lui envoyait. Berlioz se fiança alors à Camille Marie Moke, une jeune professeure de piano de dix-neuf ans. À peine Berlioz fut-il arrivé à Rome que Camille changea d’avis pour épouser le fabricant de piano Camille Pleyel. Dans son autobiographie, Berlioz se souvient de sa réaction : « Je dois tout de suite renter à Paris et tuer Camille et son mari. Ensuite, bien sur, je devrais mettre fin à mes jours ». Il se rendit jusqu’à Nice avant de se résigner sagement et de rentrer en Italie. Il rentra à Paris en 1832 et entrepris de nouveau Smithson, qu’il épousa l’année suivante. L’Ophélie de ses rêves se révéla être une alcoolique et leur mariage se brisa après quelques années et la naissance de leur fils.
Bien qu’ayant quelques adeptes, la musique de Berlioz était trop radicale pour avoir le soutien des institutions musicales parisiennes. Il se tourna vers la critique musicale comme profession principale, comme le fit Schumann à peu près à la même période. Il parvenait à faire jouer sa musique en étant son propre impresario et en organisant ses propres concerts et en produisant un flot continu d’œuvres importantes.
Berlioz était l’un des compositeurs les plus érudits de sa génération. Beaucoup de ses œuvres sont inspirés de ses lectures de Virgil (comme l’opéra Les Troyens) Shakespeare (Romeo et Juliette, Ouverture Le roi Lear…) Goethe (La damnation de faust), Sir Walter Scott (Ouverture Rob Roy) et d’autres écrivains.
En 1835 il se mit à la direction d’orchestre et devint rapidement l’un des premiers à en faire une carrière, partant en tournée à travers l’Europe pour présenter ses œuvres ainsi que celles d’autres compositeurs.
Après la mort de Smithson en 1854, il épousa la chanteuse Marie Recio, avec laquelle il avait une liaison de longue date. Berlioz tomba malade dans les dernières années de sa vie. Il nourrit également une grande amertume en raison du manque de reconnaissance dont souffrait sa musique en France. Il mourût à l’âge de 65 ans, après ses deux femmes, son fils et une bonne partie de sa famille et de ses amis.

Œuvres principales

3 Opéras : Benvenuto Cellini, Les Troyens et Béatrice et Bénédict

4 Symphonies dont la symphonie fantastique, Harold en Italie (avec solod’Alto) et Roméo et Juliette (pour solistes, chœur et orchestre)

4 ouvertures de concert

Plus de 30 œuvres pour chœur dont son Requiem, La damnation de Faust, Te deum et l’enfance du christ

Le cycle orchestral Les nuits d’été

Autres œuvres vocales avec piano ou orchestre