Beethoven, Ludwig van

Depuis plus de deux cents ans, Beethoven a dominé le monde de la musique classique comme aucun autre compositeur. Ses symphonies, concertos, quatuors à cordes et sonates pour piano sont au coeur du répertoire. Il est presque impossible d’échapper à son influence. Sa persévérance face à la surdité combiné avec son sens du combat et du triomphe qui transparaît dans toute son oeuvre ont fait de lui une figure héroïque. Son individualité et sa singularité ont plut à une classe moyenne alors grandissante dans le publique, ce qui fit de lui un modèle pour les compositeurs des générations suivantes.

Beethoven est né à Bonn, au Nord Ouest de l’Allemagne, où son grand-père et son père étaient musiciens à la court de l’électeur de Cologne. Il étudia le piano et le violon auprès de son père Johann, qui espérait faire de lui un célèbre enfant prodige comme Mozart. À seulement onze ans, il lui fit quitter l’école pour qu’il se concentre plus que sur la musique, confiant sa formation au compositeur et organiste Christian Gottlib Neefe qui lui enseigna la théorie, le contrepoint la composition et l’improvisation.

En 1787, Beethoven fit un premier voyage à Vienne, où il rencontra certainement Mozart. Il s’installa définitivement à Vienne en 1792. Son premier professeur y fut Haydn, avec lequel il étudia le contrepoint, tout en se trouvant des mécènes parmi les aristocrates. Ses oeuvres à cette époque étaient très variées, allant de pièces pour amateurs jusqu’à des pièces pour pianistes virtuoses comme lui-même; des oeuvres pointues pour les connaisseurs à des symphonies écrites pour le grand publique.

Conscient d’être un grand Beethoven n’hésitait pas à traiter ses mécènees aristocrates avec une indépendance qui frisait parfois à la grossièreté. Ses convictions en matière d’égalité sociale l’ont mené à tomber amoureux de femmes nobles qu’un roturier comme lui ne pouvait pas épouser (certaines d’entre elles étaient déjà mariées). Écrite en 1812, sa lettre adressée à son « immortelle bienaimée » est particulièrement poignante, bien qu’elle n’ai probablement jamais été envoyée. Beethoven ne s’est jamais installé nulle part de façon permanente, déménageant plus d’une douzaine de fois pendant les 35 ans qu’il passa à Vienne.

Des problèmes d’audition grandissants provoquèrent une grave crise autours de 1802, de laquelle le compositeur émergea avec la nouvelle résolution de composer des oeuvres d’une ampleur et d’une profondeur sans précédant. La musique qu’il composa les douze années suivantes l’établi comme le compositeur vivant le plus populaire et acclamé par la critique. Grace à la vente de ses oeuvres aux éditeurs et le soutient des mécènes, en particulier une rente permanente qu’il toucha à partir de 1809. Il put se consacrer entièrement à la composition et à écrire à la vitesse qu’il souhaitait.

À la mort de son frère Caspar en 1815, Beethoven devint le traiteur de son ne eu Karl de hut ans. Il eut enfin. La famille qu’il désirait tant, mais cela occasionna un conflit avec Johanna, la mère de Karl.

Sa surdité grandissante, la maladie, la répression politique ainsi que la mort ou le départ de beaucoup de ses amis et mécènes le conduisirent à se retirer progressivement de la société. Sa musique devint plus intense, concentrée et complexe. Sa relation tumultueuse avec Karl atteint un sommet dramatique lorsque le jeune homme de dix-neuf ans fit une tentative de suicide en 1826. Malgré sin isolement et ses difficultés personnelles, il ne perdit jamais le soutient d’un cercle d’amis dévoués. Encore aujourd’hui, nous pouvons nous immiscer dans leurs discussions. En effet, comme Beethoven était trop sourd pour les entendre, ses amis écrivaient dans des carnets et le compositeur écrivait également ses réponses. Ces carnets sont connus aujourd’hui sous le nom de « carnets de conversations ».

Beethoven mourût à l’âge de cinquante-six ans, après des années de maladie. L’analyse d’une mèche de cheveux prise après sa mort a montré une très forte concentration de plomb, ce qui suggère que sa maladie aurait été aggravée par un empoisonnement au plomb, provenant peut-être de la vaisselle ou de bouteilles de vin. À sa mort, le cortège funèbre fut suivi par plus de dix mille personnes. Sa popularité en tant que compositeur et icône culturelle continue à ce jour.

OEUVRES:

9 Symphonies

11 Ouvertures

5 Concertos pour piano

1 Concerto pour violon

16 Quatuors à cordes

9 Trios avec piano

10 Sonates pour violon

5 Sonates pour violoncelle

32 Sonates pour piano

20 Variations pour piano

1 Opéra Fidélio

Missa Solemnis

Messe en Do M

Le cycle de mélodie A. Die ferne Geliebte

Plus de 80 mélodies et de nombreuses autres oeuvres